Colporteur coffre 3D

LA GANTERIEperrin
Merci à Denise pour le prêt des objets

Voir aussi : Ganterie deuxième partie

Vers le milieu du XIXe siècle, Grenoble devient la Capitale mondiale de la ganterie.
Dès le XIVe des documents relatent la qualité et de la matière et de la confection des gants  Grenoblois.
Au XVIIe Mathieu Robert devient le Maître gantier du Roi Henri IV.
Grenoble devient alors la ville de référence en matière de ganterie de luxe. On y recense à l'époque douze Maîtres gantiers.
Au XVIIIe la production annuelle est de 180 000 paires de gants.
Cette fabrication, encore artisanale, entraîne la création de petits travaux d’appoint principalement pour les femmes (les piqueuses) dans nos régions reculées et montagneuses durant la saison d’hiver pendant que les hommes travaillent dans la vallée ou qu’ils sont partis en campagne de colportage.
Des objets très adaptés à ces tâches seront alors confectionnés pour rendre le travail moins difficile, plus précis et productif.
En 1834 Xavier Jouvin invente la main de fer, système d’emporte-pièce graduellement étalonné par pointure. À partir de 1850, grâce à cette invention, la production Grenobloise ne cesse d’augmenter et passe de 3 millions de paires pour atteindre les 18 millions à la fin du XIXe.
Affectée par les guerres, les crises et les modes incessamment changeantes, l’industrie de la ganterie Grenobloise deviendra vers 1960 quasi inexistante.
De nos jours, seules deux boutiques continuent encore la confection des gants dans la plus pure tradition de la ville de Grenoble.

Extrait du livre de Marius Hostache : Souvenirs de montagne de l'Oisans.
"Ganterie :
Chacun sait que Grenoble capitale du gant, avait des ouvriers et des ouvrières en plus de ceux travaillants à la fabrique ou à l'usine répartis dans toute la région. Les coupeurs et les dresseurs de gants n'étaient pas éloignés de la ville afin de rendre leur « passe » rapidement, les surjeteuses étaient nombreuses dans nos villages de montagne. L'entrepreneuse était au Freney d’Oisans. Le surjet consiste comme chacun sait à assembler et coudre les doigts du gant au moyen d'un petit métier composé de deux mâchoires en cuivre, avec dentelures régulières pour la couture. Cet apport d'argent menu, minime rendait service aux besoins du ménage."

PETITE MÉCANIQUE DE PIQUEUSE ET DE SURJETEUSE
Déplacez la souris sur l'image pour faire tourner l'objet.
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Cet appareil joignait et enserrait dans ces mâchoires, actionnées par la pédale,
les parties de peaux ou de tissus à coudre pour fermer les gants.
Les stries sur les plaques de cuivre permettaient sans doute d'aider la piqueuse  à avoir
une plus grande régularité dans ses points de couture.

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