Colporteur Poème

POÈMES SUR LE THÈME DU COLPORTEUR

JE SERAI COLPORTEUR

Je ne suis pas très grand,
Je n’ai que 9 ans ; 
Mais qu’importent les ans
Quand il faut survivre durement ?
En Oisans, j’aide mes parents
A faner sur la pente des « Coches »
Un morceau de pain dans ma poche !
Par ce dur labeur harassé,
Mes pensées font mille projets !

« Quand homme je serai
Colporteur je deviendrai
Pour que ma vie soit épargnée
De ces longues et dures corvées :
Monter, descendre, travailler
Pour peu de chose gagner.
Quand l’hiver arrivera
Que la nature ici s’endormira,
Avec mon frère on partira
Vers d’autres terres à meilleur climat.
Notre « balle » de grossière toile
Avec notre espérance comme étoile,
Contiendra mercerie, tabatières,
Menus objets toujours nécessaires.
Point de grands frais nous ferons,
De toits de granges nous nous contenterons.
Courageusement nous sillonnerons
Les villages de Lozère et de l’Aveyron.
Au printemps, alors, nous rentrerons
La balle plus légère, les souliers plus usés,
Mais heureux de pouvoir retrouver
La famille en Oisans demeurée.
Combien serons-nous satisfaits
Que nos gains nous permettent d’acheter
Une terre plus facile à cultiver
Que celle où je suis accroché !

Marie Lucie

LE COLPORTEUR

Cela fait trois semaines maintenant
Que je traverse l’Oisans
Mes bottes aux pieds
Ma balle sur le dos
Je grimpe les sommets
Et longe les cours d’eau.
De village en village
De saison en saison
Je vis de mes voyages
Commencés à la fin des fenaisons
Je vends dans les hameaux
Du plus petit jusqu’au plus haut
Mais jamais je n’oublie ceux que j’ai laissés
Ma famille attend de me voir rentrer
Je suis un colporteur
Et je chante mon métier avec bonheur
Contant, une fois arrivé,
Mes aventures et paysages rencontrés.

Lucie

POÈME

Souvent sur la montagne,
A l’ombre du vieux chêne,
Au coucher du soleil
Tristement je m’assieds.

Je promène au hasard
Mes regards sur la plaine,
Dont le tableau changeant
Se déroule à mes pieds.

C’est un petit village
Ou plutôt un hameau.
Bâti sur le penchant d’un long rang de collines,
D’où l’œil s’égare au loin dans les plaines voisines.

Les grandes routes tracent des croix
A l’infini à travers bois ;
Les grandes routes tracent des croix lointaines
A l’infini à travers plaines ;
Dans l’air livide et froid,
Où voyagent les vents déchevelés
A l’infini par des allées.

Lily

Ce contenu a été publié dans COLPORTEUR, POÈME, TEXTE. Vous pouvez le mettre en favoris avec ce permalien.