Le Haut-Dauphiné au Moyen Âge – L’Oisans

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Carte de Oronce Fine – 1553 – Fonds Gallica.

LE HAUT DAUPHINÉ AU MOYEN ÂGE – L’OISANS
Extrait de la thèse pour le doctorat ès lettres de Thérèse Sclafert
Date de publication : 1926
Extrait :  l’Oisans, pages 502 à 513.

L’extrait présenté ici contient, dans sa version en ligne, de nombreuses notes de bas de page en latin que je n’ai pas recopiées. Les traductions que je propose (NDLR…) peuvent être fautives, merci de me corriger en passant par la boite de dialogue « signaler une erreur » clivable en fin d’article.

Thèse complète de Thérèse Sclafert disponible en ligne sur Gallica.

I. — L’OISANS (1)

Le pays. — L’Oisans est une des régions des Alpes dauphinoises qui a laissé dans les fonds d’Archives les plus abondants souvenirs. Il ne formait au Moyen Âge qu’un seul mandement dont les limites étaient à peu près identiques à celles que lui assignent aujourd’hui les géographes.
Vers l’Ouest, il touchait aux mandements de Séchilienne et de Vizille, à l’Est, il atteignait le Lautaret, au Nord, il était voisin de la Savoie, et si au Sud, les crêtes du Pelvoux le séparaient de la Vallouise et du Valgaudemar, il communiquait très facilement avec le Valbonnais par le col d’Ornon.
L’Oisans comprenait donc le bassin de la Romanche en amont de Séchilienne, c’est-à-dire en même temps que le pays traversé par le torrent principal toutes les vallées qui, à droite et à gauche, viennent lui apporter leurs eaux et dont les principales sont celles de Clavans, de l’eau d’Olle, du Vénéon et d’Ornon.
Chose curieuse, quelque réduite que fût cette région, elle était comme le point de contact des plus hauts massifs alpins puisqu’elle englobait avec les pentes orientales de Belledonne, la chaîne des Rousses et la plus grande partie du Pelvoux. Il est facile de comprendre que la présence de ces énormes masses montagneuses qui se ramassaient pour ainsi dire sur ce petit pays déterminaient des conditions de vie particulièrement tyranniques et brutales.
« Notre pays, disaient au XVe siècle les habitants de l’Oisans, est le plus sauvage du Dauphiné, et il est intéressant de les écouter s’expliquer. À travers, les réflexions banales qui se trouvent dans la bouche de tous les montagnards, on est frappé par des expressions curieuses : diversa patria,… prava palria (NDLR pays différent, patrie déformée), qui s’appliquent sans doute à la violence des formes du relief et à l’isolement qu’elles imposent, mais qui prennent en même temps la valeur d’une épithète morale. Ils en font des synonymes de perversa palria, perversilas palrie (NDLR patrie tordue, perverse) qui reviennent aussi souvent dans les textes que les termes précédents et qui expriment d’une façon abstraite cet ensemble de forces ennemies : climat, altitude, relief, avec lesquelles il fallait se mesurer et contre qui on soutenait un perpétuel combat. Ils n’auraient pas été éloignés de dire que, chez eux, la nature avait le génie du mal.
Sans doute, il ne faut pas se laisser impressionner par un jugement si sévère destiné aux oreilles des commissaires enquêteurs et dont le but est trop facile à deviner, mais il reste certain que toutes les difficultés de la vie en montagne qui ont été constatées ailleurs se présentaient ici avec une âpreté plus grande encore.

L’isolement. — D’abord, le pays était d’accès difficile.
En venant de la dépression subalpine où les communications étaient si aisées, il fallait franchir le défilé étroit, obscur, presque désert de Livet où l’on se sentait perpétuellement en péril. Au moment des grosses eaux, la route qui longeait la Romanche était exposée aux terribles écarts du torrent ; dès que venait le printemps, elle était sous la menace incessante des avalanches et des ruines, bloquée par l’encombrement de leurs dépôts ou éventrée par la violence des eaux sauvages que la montagne lançait avec furie de part et d’autre de la gorge.
À l’issue du défilé, on avait la surprise d’entrer en plaine, et le regard croyait retrouver là, comme en miniature, les traits du paysage qu’il avait laissés derrière lui, dans la dépression subalpine. C’était la plaine d’Oisans, le coin privilégié où la terre était riche et les relations faciles.
Mais, après avoir traversé ces quelques kilomètres de pays plat, il fallait aborder des passages aussi redoutables que ceux de Livet. C’est qu’en effet, tout autour de cette petite plaine rayonnaient les hautes vallées dont l’ensemble formait la partie la plus étendue du mandement, celles qui lui donnaient son véritable caractère et qui faisaient de l’Oisans le pays le plus élevé du Dauphiné : ipsi sunt in… patria alliori et magis montuosa… tocius Dalphinalus situati (NDLR ils sont dans le pays… une des régions plus élevées et plus montagneuses sont toutes situées en dauphiné).

L’altitude ; la neige. — Plus encore que l’infertilité du sol ou la maigreur des terres, l’altitude est, en même temps que les difficultés d’accès, le trait que les populations se plaisent à relever avec le sentiment très net qu’elle tenait sous sa dépendance le climat, les communications, les cultures, c’est-à-dire la vie économique tout entière.
C’est l’altitude qui faisait de l’Oisans le pays de la neige.
Les nuages venus de l’Ouest, en se heurtant à la chaîne des Rousses ou au massif du Pelvoux se fondaient en abondantes chutes de neige sous lesquelles le pays disparaissait tout entier. Chose surprenante, les populations ne font jamais allusion aux neiges éternelles ou aux glaciers qui dérobaient cependant d’immenses étendues à leur effort. C’était une nécessité à laquelle elles semblaient soumises depuis si longtemps qu’elles ne prenaient même plus la peine de la signaler. Bien plus pénible était la neige qui paraissait dès le début de l’hiver, s’installait bientôt en souveraine et ne s’en allait que lentement après avoir caché pendant des mois les pâturages, les cultures, les maisons et les chemins ; habundancia nivium, multe nives (NDLR l’abondance de neige, beaucoup de neige), sont des expressions qui reviennent sans cesse dans les textes, qu’il s’agisse de Vaujany, de Villard d’Arènes, d’Ornon ou de Villard-Raymond, c’est-à-dire de localités situées dans les points les plus divers du pays.
Les habitants de Villard d’Arènes et ceux de Besse donnent des précisions ; en général, disent-ils, c’est dans les derniers jours de septembre, vers la saint Michel, que la neige commence à tomber et elle ne disparaît qu’au début ou au milieu de mai, c’est dire qu’elle reste plus de la moitié de l’année. Dans la révision générale des feux de 1450, les témoins déclarent que, pendant huit mois, elle est maîtresse du pays, nives occupant patriam (NDLR patrie occupée par la neige). Sans doute, il faut se garder de prendre cela au pied de la lettre, mais un fait reste certain, c’est la venue précoce de la neige et sa tardive disparition. Parfois au cœur de l’hiver, elle tombait en chutes si abondantes qu’elle interceptait les chemins à l’intérieur des villages, bloquait chacun dans sa maison.
À Villard-Raymond, pendant deux ou trois mois, on ne pouvait sortir de la paroisse, et à Villard d’Arènes, quand les hivers étaient particulièrement rigoureux, on restait enfermé chez soi presque quatre mois. Dans les mauvais jours, on n’osait même pas s’aventurer sur les chemins conduisant à l’église (À Saint-Christophe quand il naissait des enfants en hiver, on ne pouvait les porter à l’église « pro baptizando, de tribus vel quatuor diebus.[NDLR le baptême devant se faire environ trois ou quatre jours après la naissance] ». ) Alors, la mort dans l’âme, il fallait passer son dimanche sans assister aux offices, se priver des douces émotions du service divin où, au milieu des prières et des chants, on oubliait un instant sa misère, renoncer aux conversations qu’on tenait avec les voisins devant l’église au sortir de la messe et qui venaient rompre une longue semaine d’isolement.
Même en admettant que les populations en exagérassent la durée, la persistance de la neige était une des plus dures réalités avec lesquelles eussent à compter les montagnards de l’Oisans, celle qui pesait le plus lourdement sur leur vie économique et morale. Dès qu’elle paraissait, c’était pour le pays l’annonce d’une vie nouvelle ou plutôt d’une somnolence beaucoup plus voisine de la mort que de la vie. Ensevelie sous une épaisse couche de neige, non seulement la terre glacée mettait en péril les récoltes prochaines, mais cette nature immobile et comme morte qui ne sollicitait plus aucun effort condamnait à une douloureuse oisiveté.
Déprimante pendant les longs mois d’hiver par sa persistante immobilité, la neige devenait redoutable dès que le soleil retrouvait sa vigueur. Alors, c’étaient, le long des pentes, des glissements formidables ; la lavanche (avalanche) se précipitait au fond des vallées, terrifiant le piéton aventuré dans les chemins, ensevelissant les bêtes qui commençaient à sortir des étables, emportant parfois comme à Venosc, à Villard-Reculas, Misoen, Villard-Raymond, les chaumières dispersées des mas.

Les drayes. — En même temps, des blocs énormes se détachaient du flanc de la montagne, ou des masses de pierre en descendaient roulant comme des torrents, puis se fixaient sur les terres cultivées ou près des maisons, au hasard de leur chute. Ces ruines qu’on appelait aussi des drayes, menaçaient presque tous les villages : Livet, Clavans, Misoen, le Clapier, Villard-Raymond, la Grave, etc. ; elles prirent souvent une ampleur effrayante. Dans la première moitié du XVe siècle, elles emportèrent l’église de Clavans, et ravagèrent les deux hameaux curtilagia du Rivier et de la Poutuire dans la vallée d’Ornon. Le second beaucoup moins peuplé d’ailleurs que le premier fut particulièrement éprouvé ; toutes ses maisons furent renversées et submergées par le fleuve de pierre, quinze personnes restèrent ensevelies sous les décombres, si bien qu’en 1450, il n’y avait plus à La Poutuire qu’un seul habitant et qui avait grand peine à y vivre.
L’année précédente, en 1449, les drayes s’étaient abattues en si grande masse et avec tant de violence sur le hameau du Rivier que tout le monde avait pensé périr. Elles entraînaient avec les pierres des troncs d’arbres qu’elles avaient arrachés et elles auraient tout emporté si la « divine Providence » ne les eût subitement contenues.
D’ailleurs ces faits n’étaient pas isolés et les drayes constituaient pour l’un et l’autre de ces hameaux une menace permanente. Parfois, on sentait leur puissance latente sur le point de se manifester, on croyait les voir par avance fondre sur les chaumières ; alors, saisi d’un effroi anticipé, on faisait sortir précipitamment les bêtes des étables et on fuyait avec elles dans la campagne.
On pourrait entrer dans plus de détails et multiplier les exemples, mais tous ces phénomènes nous sont devenus familiers, nous les avons bien souvent rencontrés et nous les retrouverons encore ; mais ils présentaient ici plus d’ampleur que partout ailleurs, et constituaient pour le pays d’Oisans un danger avec lequel il fallait toujours compter.
C’est qu’en effet les drayes n’étaient pas seulement redoutables pour les lieux habités, mais même quand elles respectaient les maisons, elles apportaient avec elles, pour quelques-uns du moins, la désolation et la ruine. Dans leur chute, elles arrachaient au flanc de la montagne sa faible couche de terre productrice, puis amoncelaient leurs dépôts sur les surfaces cultivées déjà si peu étendues, si bien que par endroits les champs étaient condamnés soit à être emportés soit à être ensevelis. Il faut, à ce propos, écouter les plaintes des habitants de Saint-Christophe pour qui un champ représentait quelque chose d’instable, de fuyant qu’il fallait rétablir sans cesse au prix de mille efforts.
La terre cultivable ne formait sur le roc qu’une couche légère qui glissait le long des pentes, s’amassait dans les parties basses, tandis que le haut, constamment dépouillé ne présentait plus qu’une roche nue. Il fallait prendre la terre descendue, la charger sur ses épaules, remonter avec ce fardeau les pentes rapides et rendre à la roche découverte la chair qu’elle avait perdue. On devine quelle proie facile une couche de terre meuble si mince et si débile pouvait offrir à la violence des drayes et des avalanches.
Aussi, en 1428, quand les commissaires enquêteurs interrogèrent les manants de Saint-Christophe sur le territoire de leur paroisse, ils répondirent qu’il ne fallait point parler de territoire, le terme étant tout à fait impropre pour désigner des rochers et des pierres.

La difficulté des communications. — Neiges, avalanches ruines, toutes ces causes combinaient leur action malfaisante pour compliquer les relations de village à village que l’altitude, en tout temps, rendait déjà si difficiles. Non seulement les étrangers n’osaient s’aventurer dans les chemins, mais les gens du pays eux-mêmes ne s’y engageaient pas sans terreur. Sans parler de Saint-Christophe, inabordable derrière un affreux passage, per unum locum et unum passum terribilem, beaucoup de localités établies fort au-dessus du fond des vallées comme Auris ou Villard-Reculas ne possédaient aucune voie d’accès ou de sortie où l’on trouvât quelque sécurité. Les habitants d’Auris qui, en hiver, avaient absolument besoin de sortir du village ne pouvaient le faire qu’avec des précautions infinies en s’exposant aux pires dangers, et au prix de grosses dépenses. Il leur fallait louer trois ou quatre hommes qu’ils emmenaient avec eux, crainte d’être pris seuls par les avalanches ou les drayes.
De l’autre côté de La Romanche, Villard-Aymond, in monte et ruppibus tante altiludinis (NDLR dans la hauteur de sa montagne), à tant, présentait les mêmes difficultés ; en toute saison, il était impossible pour un homme à cheval d’atteindre le hameau et c’est à peine si une bête chargée pouvait parvenir saine et sauve au but de son voyage. On devine ce qu’étaient ces affreux chemins pendant les mois d’hiver. De la Toussaint au milieu de mai, on ne pouvait sans danger mortel descendre vers la plaine ou monter à Villard-Aymond. Aussi y avait-il presque chaque année des catastrophes. Telles étaient du moins les déclarations des habitants au cours des enquêtes du XVe siècle : « C’est bien souvent, disaient-ils avec tristesse en 1450, que les nôtres obligés de sortir du village pendant la mauvaise saison ont trouvé la mort dans nos chemins glacés, sans cesse menacés, encombrés ou emportés par les neiges, les avalanches ou les drayes ».
Mais nulle part peut-être, la difficulté des communications ne prenait un caractère aussi douloureux, on pourrait presque dire aussi tragique qu’à Villard-Reculas. Isolé dans la montagne, ce malheureux village fut privé d’eau jusque vers 1450. L’été, il n’en avait même pas pour les besoins domestiques, on allait la chercher dans les paroisses voisines, à Huez la plus rapprochée, éloignée cependant d’une lieue. On portait avec un âne et l’on ramenait la bête chargée de deux outres de peau de chèvre remplies d’eau.
C’est aussi à Huez qu’on portait moudre le grain. Pendant la belle saison, le voyage quoique pénible se faisait sans danger, mais l’hiver, il fallait vraiment être poussé par une nécessité aussi impérieuse que la faim pour oser l’entreprendre.
Le chemin qui conduisait de Villard-Reculas à Huez était creusé sur le flanc de la montagne au-dessus d’un abîme effroyable. Il portait le nom significatif de Pas de la Confession ; passus confessionis, qu’il garde encore aujourd’hui. Ce sentier était si affreux qu’avant de l’aborder, on éprouvait le besoin d’élever son âme à Dieu pour lui demander secours, et on faisait un rapide retour sur soi-même comme si la dernière heure était proche. Puis le sac de blé sur le dos, on suivait, avec effroi, le bord du précipice dont la nudité exagérait encore la profondeur. Pour affermir ses pas et éviter la moindre maladresse, qui eût été mortelle, on s’appuyait d’une main sur un bâton, mais l’autre main restée libre ne suffisant plus pour soutenir le sac et en assurer la stabilité, il fallait en même temps le retenir avec ses dents.
Pour quelques kilos de farine, on devait deux fois parcourir ce terrible chemin, souffrir les mêmes angoisses, les épaules meurtries sous le poids de son fardeau.
Aujourd’hui, des travaux d’art considérables ont ouvert l’Oisans au commerce et au tourisme ; la route du Lautaret qui longe la Romanche et traverse le pays dans toute sa longueur assure des relations faciles entre Grenoble et Briançon ; depuis quelques années (1921) ; celle de la Bérarde conduit les automobiles en plein Pelvoux, mais la plupart des localités de l’Oisans restent tout à fait en marge de ces deux voies, dont la seconde n’a d’ailleurs qu’un intérêt très limité ; aussi, en dépit de leur existence le pays demeure, dans son ensemble, de pénétration difficile. C’est que, presque partout, les populations se sont installées fort au-dessus de la vallée principale (Auris est à 1305 mètres, Mont-de-Lans à 1281, Huez à 1496) et elles ne peuvent la rejoindre — (la plaine d’Oisans est entre 710 et 720) — que par des chemins a forte pente, d’entretien coûteux, difficile, à cause du ruissellement des eaux, de l’encombrement des pierres et des neiges.
Etant données ces conditions et d’après ce qu’on voit encore aujourd’hui, on ne peut songer sans quelque effroi à ce que devaient être, il y a cinq cents ans, ces chemins ou plutôt ces sentiers qui descendaient des hameaux vers la plaine quand le service vicinal était laissé, pour ainsi dire, au bon vouloir des habitants.
Sans doute les voies royales étaient un peu plus hospitalières et les populations riveraines y avaient des obligations définies. En hiver, les habitants d’Ornon étaient tenus de se relayer pour palare itinera, c’est-à-dire débarrasser de la neige la route qui conduisait d’Oisans en Valbonnais, et il est probable que les communautés voisines de la route de Briançon étaient tenues au même service. En 1458, les habitants de Lans (Mont-de-Lans) se plaignaient de dépenser chaque année 30 florins d’or pour la tenir débarrassée des avalanches et des ruines. Quelques années auparavant, les manants de Villard d’Arènes se lamentaient sur les frais énormes nécessités par l’entretien des plura et diversa itinera generalia (NDLR divers itinéraires généraux) et toutes les communautés d’Allemont, de Besse, d’Huez et d’Auris faisaient entendre les mêmes plaintes.
Quoique lourdes, ces charges l’étaient certainement moins que les populations ne tentaient de le faire croire, car chaque fois que les travaux de réparation ou d’entretien ne leur profitaient pas directement, on pourrait presque dire personnellement, elles tâchaient d’y échapper, et l’autorité delphinale avait toutes les peines du monde à les y contraindre, si bien que presque partout routes et chemins présentaient un aspect déplorable.
C’est, du moins, ce que révéla une enquête ordonnée en 1354 et au cours de laquelle les commissaires purent constater qu’abandonnés à eux-mêmes, ni entretenus, ni réparés, les chemins publics de l’Oisans étaient en bien des points presque inabordables et que les communautés qui en avaient la charge se désintéressaient des travaux même les plus urgents.

(1) Ce chapitre était imprimé quand a paru dans le Bulletin de l’Académie delphinale, 5e série, t. XIV, daté de 1923 et distribué en novembre 1925, une étude de M. André Allix sur la Géographiede l’Oisans au Moyen Âge.

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