Le Seigneur de la Romanche (livre)

KELLER_1930« LE SEIGNEUR DE LA ROMANCHE Charles Albert KELLER : industriel et Inventeur… »

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Résumé du Livre (dossier de presse de l’auteur M. Gille REY) :
L’histoire de Charles Albert KELLER commence à sa naissance en Lorraine, avec la description de son modeste milieu familial qui ne le prédisposait nullement à devenir industriel.
Sur une fratrie de quatre, il est le plus doué, le plus volontaire et le plus passionné.

Ses études le mènent vers une école technique, puis vers l’Ecole Nationale d’ingénieur des Arts et Métiers d’Angers (promotion 1890).
Dès son premier emploi, il entre dans une entreprise prestigieuse à la pointe de la technologie ( Sté joseph FARCOT à St Ouen), et travaillera pour la Marine de Guerre.
Ses goûts pour les techniques nouvelles et la métallurgie, le conduiront chez le grand métallurgiste CHAPLET, près de LAVAL, où il devra concevoir (avec difficultés!) son premier four à arc. Les découvertes de MOISSAN laissent espérer à CHAPLET et KELLER des retombées industrielles prometteuses. Il rencontre là une métallurgie très innovante pour l’époque.

Le choix de son second employeur, Gustave GIN, qui excelle aussi dans beaucoup de domaines (chimie, électro-métallurgie, hydraulique…), confirme sa vocation d’ingénieur électro-métallurgiste.
Le texte éclaire ensuite le départ de KELLER de la première société de GIN (au sein de laquelle il était associé avec LELEUX, officier d’artillerie, et bachelier de lettres).
Les deux nouveaux associés KELLER et LELEUX, vont exploiter les premiers brevets de KELLER à KERROUSSE en Bretagne, une ancienne usine à carbure qu’ils avaient construite pour le compte d’un banquier (qui deviendra aussi le premier financeur de leur modeste société en commandite de 1901).
Le livre présente le démarrage des activités électro-thermiques de KELLER, dans le cadre d’une course internationale avec Stassano (Italie), Héroult, Girod (France), Kjellin (Suède) et quelques autres pionniers de l’électro-métallurgie.
Déjà se noue un partenariat avec la firme stéphanoise HOLTZER, intéressée par « l’acier électrique », et les fours de KELLER.

Peu à peu, grâce à plusieurs affaires (Mission Canadienne HAANEL sur la fonte, traitement des mattes de cuivre…), la réputation de KELLER prend une dimension internationale.
Après son installation à LIVET, et ses habiles manoeuvres pour évincer la SECR 1du site, alors que cette dernière est en procès avec les habitants, il récupère un superbe outil de production avec les 2 centrales de LIVET (plus de 10 000 CV). C’est alors l’épopée de la croissance, la création d’une nouvelle société, la SKL, et la vente de son savoir-faire en matière d’ingénierie de fours, en France et en Europe.
Il saura mettre à profit la mise au point préalable d’une fonte de moulage au silicium (« fonte synthétique »), pour fabriquer ensuite de gros obus pendant la guerre de 1914-1918.
Cette guerre sera pour KELLER et pour le site industriel de LIVET, une formidable opportunité. KELLER mettra ses compétences au service de la Nation en guerre, tout en créant de nouvelles usines (Villeneuve de Conflent, Limoges…).

Après la dépression économique qui suit la guerre de 1914, vers 1925, KELLER équilibre ses activités métallurgiques innovantes (ferros-alliages, fonte synthétique…) par la vente d’énergie à la Ville de Grenoble, dont il devient le fournisseur incontournable, au grand dam des gros producteurs locaux
1 Société Electrochimique de la Romanche
(Force et Lumière, Fure et Morge, Bonne et Drac…) pourtant solidement installés… Son empire hydroélectrique s’étend, avec ses nouvelles centrales originales et performantes ( Les Vernes, Bâton, Lac Mort…), ses lignes électriques, ses contrats avec Grenoble.

Personnage important de la vie locale et régionale (Chambre de commerce, soutien à l’enseignement supérieur et à l’enseignement technique... ), il maîtrisera toutes les situations par ses relations choisies et de haut rang (Ministres, hommes d’état….).
Sa gestion est un modèle du genre et l’action Keller devient en 1928/29 une valeur refuge…
Une attention toute particulière a été portée par l’auteur, aux hommes remarquables qui ont fait partie de son conseil d’administration. Un chapitre est consacré à l’histoire de LELEUX dont la vie garde encore cependant une part de mystère !
La vie personnelle de KELLER, compliquée, avec 3 mariages successifs, semble laisser ce dernier insatisfait. Travailleur acharné, passionné, pressé, c’est une âme sensible sous un aspect autoritaire et sévère.
Il servira aussi de grands dossiers comme la construction du barrage du Chambon initiée par H. FREDET. Après sa mort en 1940, la nationalisation de ses centrales et réseaux, et leur exploitation par EDF à partir de 1946, sa société, la SKL, rebondira avec la renaissance de l’industrie française des années 1950. Prise dans une concurrence féroce au plan national et international, la SKL créera l’usine ultra moderne de Laudun (Gard), entre 1959 et 1965.
Le site de LIVET, vétuste, ne disposant pas de place suffisante, sera abandonné en 1967.
Albert KELLER, fils de Charles Albert, devra céder la SKL à la CUAEM (Groupe UGINE), elle-même reprise par Péchiney électrométallurgie, branche d’activité recentrée autour du silicium, et vendue à FerroPem (Groupe Ferro-Atlantica, à capitaux familiaux d’origine Espagnole).

Pour mieux comprendre l’ensemble de l’histoire, le futur lecteur disposera de quatre annexes :
-L’histoire brève de la métallurgie du fer, avec ses principales étapes clé, permettant de comprendre ce que le four électrique et Keller ont apporté à la métallurgie traditionnelle.
-La description et l’histoire des principaux ferro-alliages et leurs applications.
-L’histoire résumée, des principaux sites Français de carbure de calcium et de ferros-alliages et leurs Sociétés exploitantes, concurrentes de KELLER, présentée en images.
-Un glossaire expliquant la signification des principaux termes techniques.
Une liste des personnages cités, complète le corps principal du texte.
A côté de l’histoire des fabrications et des outils industriels innovants, pour lesquelles de nombreuses archives d’époque ont été utilisées, une grande place est laissée à l’histoire des hommes (ouvriers, cadres de la SKL, hommes du conseil d’administration…), et à la vie à LIVET.
Une grande partie du livre (presque 50%) est réservé à des illustrations, des résumés explicatifs, des croquis.

*Illustration de la page de couverture : l’Usine KELLER LELEUX de Livet (Isère)     bâtie de part et d’autre de la Romanche, et les lueurs des fours électriques.
Reproduction d’une peinture commandée par Charles Albert KELLER à Emile Rabilloud Architecte Grenoblois (1871-1943), pour illustrer la notice sur «  Les Fontes Synthétiques » (1918). Collection GR.

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