Le saviez-vous ?

DES GANTS EN PEAU DE CHAMOIS POUR LE DAUPHIN

Au XIVe siècle, les hommes chassaient à l'arc ou à l'arbalète, d'ailleurs, il se vendait des flèches d'acier lors du marché du Bourg-d'Oisans qui se déroulait à cette époque comme aujourd'hui, les samedis.
Les habitants de l'Oisans étaient autorisés à chasser le bouquetin et le chamois, à condition d'offrir au Dauphin les peaux et les cornes, et si le Prince le désirait, de livrer aussi la chair.
Ces peaux apparaissent fréquemment dans les comptes de châtellenie (impôts prélevés pour le Dauphin par l'officier châtelain).

À cette époque, la ganterie grenobloise ne connait pas encore l'essor considérable que l'on sait et qui ne se développera concrètement que deux siècles plus tard. Pourtant, dès 1328, un artisan au moins confectionne des gants, il apparaît sur les documents d'époque et il utilisait ces peaux, tel que l'indique la formule « une pelle de chamos affaytata sen adabata (peaux de chamois préparées) » (Archives de l'Isère B 3009 f 454 V). Les peaux étaient très probablement réservées pour cette fabrication de gants et il n'est pas complètement saugrenu de penser qu'une partie de cette production devait être destinée à la cour Delphinale.

Sources :
Archive André Glaudas
1314-A.Glaudas- § 2 - Transcription
1328-A.Glaudas- § 1 - Le trafic en Dauphiné à la fin du moyen-âge - André Allix P. 401
1333-A.Glaudas- § 2 - texte de Gil DAISY
1365-A.Glaudas- § 2 - Arch. de l'Isère: VIII B. 56; ff. IIIIxxXVI CVI = 98-108. Transcrit le 26 juin 1944

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