Naissance des nouveaux quartiers du Bourg

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Tourisme en voiture à vapeur vers 1906. Au volant Joseph BETTOU. Archive André Glaudas.

NAISSANCE DES NOUVEAUX QUARTIERS DU BOURG
Archive André Glaudas : Article publié dans le journal d’information municipal No 20.

Sur le bombardement du Bourg-d’Oisans :
Bulletins de l’association Coutumes et Traditions de l’Oisans No 87 et No 88
Sur l’année 1954 : Échanges scollaire entre le Freney-d’Oisans et Carolles (département de la Manche) 

Au XIXe siècle, la construction d’une route carrossable va véritablement désenclaver l’Oisans et bouleverser la vie économique. Bourg d’Oisans en est le grand bénéficiaire avec, entre autres, le percement d’une nouvelle voie dans le bas quartier de la ville qui sera dénommée Avenue de la Gare et son prolongement l’Avenue de la République.
La circulation automobile naissante engendre des vocations commerciales qui se concrétisent aux abords des nouvelles artères. Les Transports POUCHOT puis JOUFFREY se modernisent en abandonnant le charroi hippomobile. Le Garage BETTOU s’implante à l’entrée du bourg.

Le train à vapeur arrive en 1896. En concomitance, des commerces nouveaux ouvrent leurs portes. Après L’Oberland, c’est le Grand Hôtel (1897). L’Hôtel Milan est reconstruit en 1935.
On ne peut les citer tous, mais l’industrie du tourisme à Bourg d’Oisans devient une réalité.
Afin d’honorer ses 91 morts, héros de la guerre 1914/18, la ville érige un monument implanté Quai Berlioux prés du Pont de la Rive. En 1932, est inauguré le Foyer Municipal construit avec les indemnités communales de la dernière grande inondation de la plaine en 1928 (le barrage du Chambon ne sera achevé qu’en 1935.
Des villas cossues et bourgeoises fleurissent à l’entrée du pays.

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Bourg-d’Oisans, sous les bombardements d’août 1944. Archive André Glaudas. 

En ce début de XXème siècle, Bourg d’Oisans prend des airs de bourgade prospère et pimpante.
C’est véritablement la capitale de l’Oisans.
Au cours de la guerre 1939/45, Bourg d’Oisans subit le 12 août 1944, un bombardement aérien suivi dès le lendemain par une occupation des troupes allemandes accompagnée par des mesures sévères de représailles et d’éliminations.
Sur les ruines des bombardements, une rue est percée en 1954. Elle permet de délester le centre-ville d’une circulation routière de plus en plus intense.
Quelques bâtiments renaissent en bordure de la nouvelle voie complétée par l’immeuble Belledonne. Le Pont de la Rive est élargi en 1968 (Jeux olympiques obligent). Le monument aux morts doit être transféré à son emplacement actuel.

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Percement de l’Avenue du Dr Faure, en 1954. Archive André Glaudas.

La nouvelle artère sera baptisée : Rue du Docteur Louis Faure pour honorer cet enfant du pays qui, malgré une opposition qui lui reproche son immobilisme, sera notre Maire pendant 43 ans (1925 – 1968) et Conseiller Général du Canton.
Il faut attendre 1996/97 pour voir surgir un plan d’aménagement et d’embellissement du Quartier FAURE et des Quais de la Rive.

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Avenue de la Gare vers 1906. Au premier plan le passage du torrent St Antoine. Archive André Glaudas.

Souhaitons que ces travaux de rénovation soient les prémices d’une ère nouvelle de prospérité pour notre cité au seuil du XXIe siècle.

André Glaudas

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