OBJET MYSTÈRE D’AUTREFOIS
Merci à Cyrille pour le prêt et les explications de ce curieux objet.
Si vous aussi, vous possédez un objet mystère d’autrefois, vous pouvez si vous le souhaitez nous l’envoyer par mail avec une petite photo, quelques lignes pour explique son utilisation.
Dans nos granges et nos greniers se dissimulent des objets bien mystérieux. Le temps et le progrès ont effacé de nos mémoires leurs fonctions.
« C’est quoi ce machin ? »
Au détour du chemin tortueux qui traverse la montagne d’objets identifiés, une forme émerge et semble vous interpeller. Après quelques contorsions et lampées de poussières avalées, vous l’exhumez. C’est un Objet Vieux Non Identifier. Vous l’observez, vous vous grattez la tête, vous froncez un sourcil, puis deux… Puis vous décidez d’aller voir l’ancien du village qui lui doit savoir.
L’ancien sait.
Il vous explique avec précision, force et détail tous les secrets de l’objet.
Riche de ce savoir, vous décidez d’exposer l’objet mystère en bonne place sur le meuble du salon. Ah ça c’est certain vous aller en étonner plus d’un quand, inévitablement ils poseront la question… : « C’est quoi ce machin ? »
Quel est cet objet ?
Cliquez sur l’une des 5 propositions ci-dessous, aviez-vous la bonne réponse ?
Cette intervention était en général réalisée au début de l’hiver, période où l’animal est le moins sollicité. Il profitait des longs mois de stabulation pour se remettre.
Généralement pratiquée sur les jeunes mulets, ânes, chevaux ou autres animaux mâles, la castration par casseau demandait un savoir-faire. Blesser l’animal pouvait lui être fatal.
L’animal était d’abord entravé pour éviter de se prendre un coup de sabot pendant l’intervention. Il pouvait être debout ou couché sur le flanc (chacun avait sa manière).
Avec cet outil, il n’était pas nécessaire de désinfecter le bas-ventre au savon noir, car il n’y avait pas d’incision. Les parties génitales de l’animal étaient placées entre les deux cordes. Puis l’un des longs bâtons était tourné comme une manivelle pour vriller la corde jusqu’à « casser le nerf » et couper toute vascularisation vers les parties. Couic !
Le casseau restait en place sous le bas-ventre, ficelé autour de l’animal tant que les parties n’étaient pas tombées. Cela pouvait pendre plus d’un mois.
Quand par malheur il y avait une infection, la pauvre bête était surveillée et désinfectée quotidiennement avec un antiseptique domestique qui pouvait être du savon ou de la javel.
Dans quelques villages, l’animal était affublé d’un collier à castrer pour éviter qu’il ne lèche sa plaie.
Cet objet mystère d’autrefois vient du village de Clavans-en-Haut-Oisans.

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