Source : Archive André Glaudas
Transcription d’un document des Archives Départementales de l’ISÈRE (en marge : cote No 4 G 269)
Sur le même sujet :
– Inventaire 1686 de Pierre RIBOT
Nota : Un problème de date (« 1687 ») figure sur ce document, qui a toutes les apparences d’un inventaire de Visite Pastorale, cependant, il n’y a pas eu une telle visite en Oisans en 1687. Seul le passage d’Antoine Le Clair (aide-major de Grenoble), pour une tout autre mission, est à noter, car, en juillet 1687, Le Clair a parcouru l’Oisans, envoyé par l’intendant Bouchu. Si sa mission était bien un inventaire, ce dernier s’intéressait exclusivement aux biens des « religionnaires » (protestants) ayant fui le royaume après la révocation de l’édit de Nantes.
Le document date très certainement de 1637 et concerne la visite menée par Mgr Pierre Scarron.
Dans les archives, cette tournée est décrite comme « partielle ou incomplète ».
Elle touche les paroisses du mandement de Vizille, du plateau Matheysin et de l’Oisans.
Les dates précises figurent sur l’acte qui s’est déroulé durant l’été 1637.
– Une ordonnance de visite a été rendue le 21 juillet 1637 concernant les trois paroisses de la Haute-Romanche (La Grave et ses environs). Le passage de l’évêque est également cité au mois d’août 1637.
Lors de cette tournée, la paroisse de Villar-d’Arène était considérée comme une simple « annexe du Bourg-d’Oisans ».
Mgr Scarron a profité de cette visite pour autoriser la création de Confréries du Rosaire dans plusieurs paroisses de l’Oisans. Il s’est également intéressé à la situation religieuse face au protestantisme, dans la haute vallée de la Romanche (Freney, Mizoën, Besse, Clavans).
La cote 4G 269, indiquée de façon manuscrite en marge du document, confirme que le procès-verbal original est bien à attribuer à cette Visite Pastorale de 1637, car elle correspond à la cote qui lui est attribuée par les Archives Départementales de l’Isère.
Visite Pastorale de Bourg-d’Oisans
- Le lendemain seizième jour de juillet mon dit
- seigneur avec toute sa suitte est arrivé au Bourg ou il
- a esté reçu par le curé, prieur et sacristain
- apres les absolution et procession des
- mors accoustumées, il a visitté le Saint Sacrement
- dans un tabernacle sur le grand autel fort bien
- tenu.
- Mon dit seigneur a ordonné que la commune fera
- remettre un cristal neuf au cyboire et qu’on
- ne tiendra au soleil l’hostie consacrée ains qu’on
- la sacrera le veille qu’on devra exposer le Saint Sacrement.
- Les saintes huiles fonds baptismaux et ornements
- sacerdotaux, livres de baptistaire mariage et
- mortuaires sont bien tenus.
- La chapelle de Notre Dame de . oise est sans revenus
- sans recteur, la fondation de laquelle est entre les
- mains de monsieur le prieur ainsy qu’il a publiquement
- declaré dans l’eglise.
- La chapelle de St Jacques Absque recteur fondateur de
- Vaujany
- La chapelle de St Pierre vaccat du patronage des Galberts
- La chapelle St Michel vaccat du patronage des Claux
- La chapelle Ste Catherine vaccat du patronage des Andeard
- La chapelle de la Trinité vaccat du patronage de Pierre
- Dimanche et ses freres
- La chapelle de Ste Catherine et St Nicolas hors l’eglise
- sans recteur n’y fondation ny autel
- Sur quoy mon dit seigneur a ordonné comme cy
- devant a raison des chapelles vaccantes.
- La chapelle de St Jean l’Evangeliste et St Christophe
- à le prieur pour recteur et pour patron monsieur Claude
- de Richard
- La chapelle de Notre Dame de Pitié et Ste Anne aultrement
- appellée la chapelle des Gaceaux, messire Berton le curé
- recteur eten tire de revenu deux escus d’argent trois
- cartelées de terre et demy journal de pré
- La chapelle de l’Assumption de Notre Dame du patronage
- du sieur Dubois Messire Jaques Berton curé recteur et
- a de revenu six livres cinq sols sur pention
- vendue par la comunauté de Villard Aymon au
- capital de cent livres
- A la plainte faicte par les parrochiens
- touchant l’absance des prestres les jours de feste
- mon dit seigneur a deffendu au prestres du dict
- lieu d’absenter l’eglise les jours de feste n’y quitter
- le service divin auquel ils ont obligés pour aller
- servir les chapelles qui sont hors laditte eglise
- sans pouvoir espres de mon dit seigneur et qu’il
- ne luy soit apparu de la necessité et cause
- legitime
- A la requeste verballe faicte par les habitans
- et parrochiens du dit lieu touchant l’administration
- du bien des pauvres mon dit seigneur a ordonné
- que la crié de l’administration et distribution des
- biens des pauvres et redditiond de comptes le feront
- en la presance et assistance de maistre Crespin Dubois
- advocat en la cour, lequel de la part et
- de mandat de mon dit seigneur remonstrera, oppinera
- desliberera et contredira ce que de raison avec l’aultre
- conseil destiné aux pauvres et du tout en donner
- advis a mon dit seigneur et ce pour l’année mil six
- cents trente sept jusques a ce qu’il soit par mon
- dit seigneur aultrement ordonné
- Pour remedier aux abus qui se commettent
- est raison ceux qui le disent
- prestres et qui desirent celebrer la messe aux lieux
- ou ils passent, mon dit seigneur a ordonné que le
- prieur, le curé et le sacristain permettront aux
- prestres approuvés de mon dit seigneur et qui seront
- de leur cognoissance et voisinage de celebrer la
- saincte messe en la ditte eglise a ces fins leurs bailleront
- des habits et ornements necessaires inhibants
- aus dits sieurs prieur, curé et sacristain de permettre
- aux passants et etranger de dire la messe
- qu’ils n’ayent permission de mon dit seigneur ou qu’il
- ne leur apparoisse de leurs lettres de prestrise lettres
- emanés de leur ordinaire.
- De plus a la juste requisition des dits prieur
- curé et sacristain pour ce qui conserne la ditte eglise
- mon dit seigneur a ordonné que les consuls du dit
- lieu feront plancher la ditte eglise sauf aux
- dits consuls le planchement faict pour une fois
- de le faire maintenir aux particuliers qui auront
- droict de sepulture en icelle et chacun en droict soy.
En marge :
16 – 12 – 1687
Du seizieme decembre mil six centz
quatre vingt sept pardevant
monsieur le juge de Grenoble
dans son hostel sur les unze
heures du matin

